Les Émirats arabes unis ne sont pas étrangers aux ambitions technologiques audacieuses. Mais une directive annoncée la semaine dernière par le Premier ministre Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum pourrait être la plus lourde de conséquences à ce jour : 50 % des opérations du gouvernement fédéral devront être propulsées par l’IA agentique d’ici deux ans.
Si les Émirats arabes unis respectent ce calendrier, ils deviendront le premier État-nation à déployer à grande échelle des systèmes décisionnels autonomes dans l’administration publique. Les implications — pour la gouvernance, la fonction publique et le paysage mondial des politiques d’IA — sont considérables. Pour replacer le déploiement des agents en entreprise dans son contexte, consultez notre guide complet des agents IA et notre état des lieux des agents IA en mai 2026.
Au-delà de la numérisation : de l’e-gouvernement au gouvernement autonome
Cette initiative marque un changement fondamental dans la manière dont les gouvernements envisagent la technologie. Les précédentes vagues de transformation numérique étaient axées sur l’accès et l’efficacité : mise en ligne des formulaires, numérisation des dossiers, activation des paiements mobiles. L’IA agentique représente quelque chose de qualitativement différent : des systèmes qui ne se contentent pas de faciliter les décisions humaines, mais qui les prennent.
« L’IA n’est plus un outil », a déclaré Cheikh Mohammed en annonçant la directive, la décrivant plutôt comme un « partenaire exécutif » intégré au cœur de la machinerie gouvernementale.
Dans le cadre de ce plan, les systèmes d’IA agentique devront :
- Analyser les flux de